Poinçons de l’argenterie : un système complexe pour identifier l’orfèvre

L’orfèvre peut être identifié généralement grâce aux poinçons de l’argenterie, dont le but premier est de percevoir l’impôt dû par l’artisan.

Sous l’Ancien Régime, les orfèvres forment une corporation réputée mais également étroitement surveillée par l’administration royale. Les poinçons sont les marques de cette surveillance visant à percevoir les impôts. Contrairement à de nombreux meubles et objets d’art, dont la datation ne peut être faite de manière très précise, les poinçons de l’argenterie permettent de dater certains objets très précisément. En effet, sous l’Ancien Régime, un système complexe permet de connaître la date de la production, la ville ainsi que le maître-orfèvre . Des ouvrages spécialisés regroupent tous les poinçons utilisés qui varient selon les années et les juridictions. Chaque généralité de ferme générale applique des poinçons différents.
Les poinçons de l’argenterie sont en premier lieu un dispositif fiscal qui permet à la fois de garantir que le titre du métal est conforme à la réglementation et que l’ orfèvre s’est acquitté des taxes dont il est redevable.

Suite Les poinçons au XVIIIe siècle

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