L’éclairage à la chandelle : une alternative à la lampe à huile

bougeoir-mainNée au Moyen-Age, la chandelle devient vite incontournable, se révélant plus pratique que la lampe à huile elle donne naissance aux bougeoirs, flambeaux et candélabres

Les méthodes d’éclairage ont peu évolué jusqu’au XIXe siècle. Durant plusieurs siècles, les mêmes combustibles sont utilisés. Le plus ancien est sans doute l’huile découverte dès la préhistoire. Les lampes à huile fonctionnent avec un réservoir dans lequel est placée une mèche, dégagent beaucoup de fumée doivent être constamment entretenue et peuvent se renverser facilement.
Au Moyen-Age, apparaît une nouvelle méthode plus pratique que la lampe à huile : la chandelle. Elle est constituée d’une mèche qui est fondue dans du suif, c’est-à-dire de la graisse animale, matière solide et non liquide comme l’huile. La lumière produite est faible, la fumée est importante et malodorante mais son usage est plus aisé. Les plus riches peuvent recourir à la cire d’abeille qui offre une lumière de meilleure qualité et surtout une odeur beaucoup plus agréable mais son prix en réserve l’emploi aux hautes classes de la société. Dans les foyers les plus pauvres, il est courant que seul l’âtre fournisse de la lumière car le coût d’une chandelle reste élevé.
Plusieurs types de luminaires sont conçus pour recevoir chandelles et bougies. A poser ou non, accueillant une ou plusieurs lumières, parfois en métal précieux, un large panel de bougeoirs, flambeaux ou candélabres se développe principalement au XVIIIe et XIX e siècles. Ces systèmes restent utilisés jusqu’à l’avènement de l’éclairage au gaz, au pétrole ou à l’électricité qui ne se démocratisent qu’au XXe siècle.

Suite Le chandelier et le bougeoir

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