Le travail de l’ébéniste sous Napoléon III

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Ce buffet à hauteur d’appui de Dasson est orné de laque noir et or dans le goût de la Chine.

Le XIXe siècle qui a vu disparaître le système rigide des corporations est propice au développement de grandes maisons d’ébénisterie qui réalisent aussi bien des meubles que des sièges. Chaque ébéniste Napoléon III conserve souvent un domaine de prédilection

Maison Fourdinois : créée en 1835 par Alexandre-Georges, elle est reprise dans les années 1860 par son fils Henri-Auguste Fourdinois. La maison fournit la cour et participe aux expositions universelles mais produit aussi des meubles de qualité plus courante destinés à la bourgeoisie.
François Linke : Linke s’établit à Paris sous la IIIe République et produit des meubles inspirés ou copiés des chefs d’œuvre du XVIIIe siècle. L’ébéniste crée aussi bien des modèles légers que plus somptueux jusqu’au XXe siècle.
Henri Dasson : Dasson est spécialisé dans les copies des meubles royaux du XVIIIe siècle, généralement en marqueterie et parfois rehaussé de panneaux de laque.
Paul Sormani : Sormani est spécialisé dans la production de petits meubles d’une grande qualité d’exécution. La maison participe aux expositions universelles de 1867 et 1878.
Beurdeley : comme Dasson, la maison Beurdeley est spécialisé dans les copies de meuble du XVIIIe siècle et plus particulièrement de style Louis XVI. Cet ébéniste bénéficie du soutien de l’impératrice Eugénie.

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La maison Fourdinois crée des modèles très riches mais aussi des meubles plus adaptés à la clientèle bourgeoise.

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Cette commode aux dragons est copiée sur celle de Gaudreaux (XVIIIe siècle) et se remarque par l’exubérance des bronzes

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Sormani est spécialisé dans les petits meubles mais produit également des meubles plus important comme ce bureau à cylindre de style Louis XV.

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Beurdeley a copié de nombreux meubles Louis XVI, bénéficiant du soutien de l’impératrice Eugénie qui a lancé le style Louis XVI-impératrice.

 

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