Vol d’objets d’art : apporter la preuve que le vol entre bien dans les spécifications du contrat

Il vous appartient lors de l’élaboration du contrat avec votre assureur de bien vérifier si votre logement respecte les normes de sécurité exigées par la compagnie d’assurance. A défaut, il vous faut obtenir la rédaction d’une clause dérogatoire précise et conforme à la matérialité réelle du risque (avec éventuellement une surprime).

La preuve de la matérialité et de la valeur des objets volés
Si malgré toutes vos précautions, vous êtes cambriolé, il vous appartient d’établir un “état des pertes” sincère et véritable, justifié par tous moyens et notamment vos factures.

Si vous détenez des objets précieux, des objets d’art ou des meubles anciens, il est impératif de faire établir une expertise préalable avant de vous assurer. Cette expertise sera jointe au contrat et vous évitera tous soucis ultérieurs.
A défaut, un dossier photo des meubles anciens et objets d’art que vous possédez vous aidera à prouver la matérialité du risque assuré et la nature du mobilier ou des objets volés. En cas de vol important, vous aurez intérêt à faire jouer la clause “honoraires d’expert” de votre contrat, s’il en contient une, et vous faire assister gratuitement par un cabinet d’expert agréé pour chiffrer votre préjudice.

Nota : La plupart des contrats multirisque habitation prévoient une suspension de la garantie en cas d’absence prolongée. Si vous vous absentez au-delà d’un certain nombre de jours dans l’année (généralement plus de 90 jours), vous ne serez pas couvert en cas de vol. Si vous partez plusieurs mois, demandez à votre assureur de bénéficier d’une période d’inhabitation plus longue, quitte à payer une prime plus élevée.

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